Le marketing collaboratif, la solution pour réduire vos dépenses ?

par | Déc 25, 2018 | 0 commentaires

Le marketing collaboratif est une discipline à la mode. Outre un engouement probablement moutonnier pour cet ensemble de techniques pas toujours innovantes, voyons ce qui fait le succès d’une campagne et comment cela peut réduire vos dépenses marketing en 2019.

Qu’est ce que le marketing collaboratif ?

Entre buzzword et réalité économique, le marketing collaboratif a la vie dure. Cette discipline a toujours fait l’objet de fantasmes en tout genre. En effet, la promesse première du marketing collaboratif est qu’il permet de réaliser des campagnes virales avec quasiment zéro coût. Voyons plus en détail ce qu’est le marketing collaboratif et de quoi il est constitué.

Selon wikipédia :

Le marketing participatif (aussi appelé marketing collaboratif) peut se définir comme “un ensemble de techniques marketing visant à impliquer les consommateurs dans la définition et la diffusion de l’offre de l’entreprise”.

Deux choses sont à retenir dans cette définition :

  • Le but du marketing collaboratif : impliquer le consommateur en amont dans le développement d’une offre afin de la co-construire avec lui/elle.
  • Le marketing collaboratif n’est pas une technique en soi, mais plutôt un ensemble de techniques.

Comme d’habitude, voici une définition simplifiée made in Besight :

Le marketing collaboratif consiste à impliquer le plus tôt possible les consommateurs pour imaginer les produits et services de demain

Différentes techniques pour un même but

Les techniques utilisées en marketing collaboratif ne sont pas nées de la dernière pluie, malgré l’engouement récent pour ce terme depuis ces 10 dernières années. Ces techniques utilisées en marketing collaboratif peuvent se classifier en fonction de ce que l’on pourrait appeler le taux de collaboration :

Taux de collaboration (T) = Taille de l’échantillon (E)  x Investissement du consommateur (I)
T = E x I

En estimant la qualité de l’échantillon (E) ainsi que de l’investissement du consommateur (I) à l’aide d’une note sur 10, on obtient une note sur 100 qui correspond à la situation idéale : Un échantillon de grande taille (E = 10) à qui l’on demande un investissement important (I = 10).

Ce rapport entre quantité de consommateurs et investissement demandé quantifie à quel point les informations que le consommateur nous donne doivent être intégrées dans le processus marketing. Voyons maintenant schématiquement où se placent les méthodes conventionnelles :

  1. Les “focus group” ou études qualitatives : Un échantillon de petite taille (E = 1) avec un investissement très important (I = 10) => T = 10. 
  2. Les sondages ou études quantitatives : Un échantillon de grande taille (E = 10) avec un investissement très faible (I = 1) => T = 10.

Ces méthodes conventionnelles ont donc un problème de structure : elles ne prennent en compte qu’une seule partie de l’équation.

Rassurez-vous, une méthode plus efficace existe et se fait de plus en plus de place sur le marché : la cocréation. Il s’agit d’impliquer une communauté dans la création d’un produit ou d’un service en amont, par un processus en 3 étapes que nous vous invitons à consulter sur cet article, mais qui se résume en : 1. Idéation / 2. Conceptualisation / 3. Vote.

Lorsque l’on regarde selon les mêmes critères le taux de collaboration de cette méthode : Un échantillon de grande taille (E = 10) avec un investissement important (I = 10) => T = 100. On comprend donc pourquoi cette méthode est à la mode auprès des marketeux !

Une démarche qui enrichit votre brand content

Les marques les plus appréciées sont celles qui nous font participer. C’est un des enseignements de l’étude menée par KPMG et l’AFRC (Association Française de la Relation Client) dont nous vous parlions déjà en détail dans un article dédié à l’expérience client.

Ce qu’il faut retenir, c’est que le consommateur attend de plus en plus des marques qui peuplent son quotidien notamment sur :

  • Leur capacité à être empathique, c’est à dire à bien comprendre leur besoin.
  • La réponse à leurs attentes, soit la façon dont ils répondent à ce besoin
  • La personnalisation, où comment une marque arrive à répondre à leur besoin en particulier

Ces 3 piliers de l’expérience client sont couverts par une méthode comme la cocréation qui, par sa structure, permet de s’assurer qu’une marque mettra sur le marché une offre qui répond vraiment aux attentes des consommateurs.

D’ailleurs, la prise en compte de ces enjeux n’est plus à considérer comme un bonus mais bel et bien comme un enjeu majeur de survie pour la marque. En effet, selon une étude Gartner réalisée en 2018, 75% des 100 plus grandes marques B2C perdront 20% de la valeur de leur marque d’ici à 2020. Quand on sait que la marque est l’une des raisons principales de la fidélisation client, on se dit qu’il vaut mieux garder son capital bien au chaud.

Un potentiel viral à exploiter

Dernier point qui n’en est pas des moindres, le potentiel viral du marketing collaboratif. 

Pour cela, rien de mieux qu’un exemple d’une réalisation de Besight pour le forum mondial de l’association Convergences. Les chiffres obtenus sur cette campagne vous permettront d’apprécier la pertinence et l’efficacité de cette méthode à grande échelle.

Avec un taux d’optin emails à 15% par exemple ou encore un taux de viralité de 24% lors de cette campagne, vous verrez en détail à quel point ce type de campagne arrive à retenir l’attention des consommateurs, pour des coûts parfaitement maîtrisés.

Le marketing collaboratif est donc une discipline d’avenir à posséder dans son artillerie de marketeux. En plus d’être une méthode objectivement rentable, il est aussi la clé pour enrichir votre capital de marque par la création d’un brand content crucial pour le futur.

L’auteur :

Wilfrid de Conti
Professionnel de l’engagement et de la brand advocacy

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