Le goodie est encore et toujours considéré comme un obligatoire inutile et bas de gamme. Entre une histoire difficile et des soucis structurels de marché, ce véritable média n’obtient pas la considération qu’il mérite. Pourtant, il est objectivement très rentable lors de campagnes marketing. Pour faire pencher la balance et rendre ses lettres de noblesse au goodie, il doit être remplacé par l’objet média : un objet beau, utile et durable qui véhicule les valeurs d’une marque.

L’objet publicitaire ou goodie, un objet qui a mauvaise pub

Un objet conçu pour faire de la publicité qui a mauvaise pub, c’est quand même le comble. Le problème de l’objet publicitaire, c’est son image et la structure de son marché qui empêche l’innovation. Cette image, nous l’avons tous dans notre tête : celle d’un produit de mauvaise facture, distribué le plus souvent sur les salons et qui finit dans une poubelle déjà trop pleine. De l’autre côté, nous connaissons tous les objets publicitaires sous la même forme : un fournisseur qui nous transmet un catalogue long de plusieurs milliers de références où tout est tiré vers le bas : de la qualité au coût…

Une image ancrée dans l’histoire

Goodie, objet publicitaire, support de communication ou encore swag chez nos amis anglophone, les termes pour désigner les objets publicitaires ne manquent pas. Cependant, le danger de ces termes est la connotation qu’ils portent avec eux qui est elle même le fruit d’une histoire chaotique.

On peut la résumer en 5 étapes majeures :

  • 1883 – L’apparition : C’est Emile Zola dans le “Bonheur des dames” qui en fait une première mention ;
  • 1950/70 – L’ennoblissement : L’objet publicitaire est très bien perçu. Les objets de cette période sont d’ailleurs rares et recherchés aujourd’hui ;
  • 1980/90 – La massification : La qualité se dégrade et les quantités augmentent drastiquement ;
  • 2000 – Retour en force : L’objet publicitaire revient au goût du jour et est intégré dans de nombreuses campagnes dont certaines sont très bien connues ;
  • 2010 – Du sens ! : L’objet n’est plus seulement un objet “business” mais permet aussi et surtout à une marque d’affirmer ses valeurs et sa responsabilité sociale (RSE).

Cette vision de l’histoire de l’objet publicitaire est basée sur l’évolution structurelle du marché, et non sur l’évolution de l’image perçue par les acheteurs de ces produits. Cette dernière n’a pas changée et en est restée à l’étape 3, la massification.

Nous sommes donc aujourd’hui dans une période très paradoxale avec un marché qui évolue dans la bonne direction mais des acheteurs qui perçoivent toujours aussi mal ces produits.

Un problème d’originalité et de qualité

  • Un problème de qualité :

Bienvenue sur notre site de goodie. Nous sommes spécialistes de l’objet publicitaire et nous avons plus de 100000000 de références à vous proposer au meilleur prix.

Ce type d’accroche vous est familier ? C’est normal, c’est la norme sur ce marché.

Ce que l’on ne vous dit pas néanmoins c’est que les millions de références concernent tout au plus 30 ou 40 produits différents (100000 stylos, 100000 mugs, etc…) et qu’ils sont tous originaires de l’autre bout du monde où la qualité n’est pas une priorité. Ce marché tire le prix et la qualité vers le bas en mettant en concurrence des milliers de produits qui ont exactement le même usage.

  • Un problème d’originalité :

Envoyez nous votre logo et recevez un devis en moins de 24h !

Encore une fois, une accroche familière qui en dit long sur les habitudes de ce secteur. Vous envoyez votre logo après avoir parcouru plusieurs dizaines de pages de catalogues pour finir par choisir un stylo ou un mug et vous recevez une proposition pour cet objet. Il en résulte un produit pas différent de celui de votre concurrent à ceci près que votre logo est imprimé dessus.

Dans ces conditions, il paraît évident que vous n’ayez pas la volonté de dépenser pour un obligatoire inutile.

L’objet média comme remplaçant des goodies

Les objets publicitaires sont des supports de communication qui permettent une grande liberté créative de par la surface disponible et la variété des supports. C’est donc au rang de média qu’il faut ériger l’objet publicitaire afin de le comparer enfin à ses égaux et de l’utiliser enfin comme ses égaux.

Un véritable média au même titre que l’affichage

Si l’on recommence à considérer l’objet publicitaire comme un véritable média, c’est à dire comme à son apogée en 1950/70, de nouveaux usages paraissent alors évidents.

Il devient logique et évident de passer du temps à travailler le visuel à appliquer sur l’objet :

  • Feriez-vous une publicité en affichage dans la rue avec juste un logo ?
  • Qu’en serait-il d’un flyer avec juste un logo ?
  • Ou encore, une publicité avant le 20h sur TF1 avec juste un logo ?

Si l’objet média est effectivement un média, alors il faut le comparer avec ses pairs. Cela a été fait par plusieurs fédérations internationales des objets publicitaires et les résultats sont probants. L’objet média est le média qui obtient les coût par impression les plus faibles. De plus, il permet des campagnes à fort ROI avec de faible mises de départ.

Si le ROI est aussi bon, autant utiliser ce média pour une communication d’un nouveau genre.

Un véhicule des valeurs d’une marque

Pour sublimer l’utilisation d’un média à fort potentiel comme un objet, il faut se libérer sur la création graphique qui y sera appliquée. L’objectif d’un tel média doit être de véhiculer les valeurs d’une marque. Non seulement la création graphique porte un message et les valeurs d’une marques, mais le produit et sa composition (qualité/matière) incarne véritablement les valeurs.

De surcroît, cette forme de publicité est susceptible de générer un engagement beaucoup plus durable sur le long terme.

Petit bonus, l’objet publicitaire est la seule forme de publicité que l’on peut refuser. Pensez-y pour vos campagnes marketing.